Au matin de ce troisième jour de camp, la neige tombait aux fenêtres du chalet. C’est dans cette ambiance hivernale, ce qui tombe bien puisque nous sommes en février, que nos onze campeurs ont pu entamer ce qui pourrait s’apparenter à la morning routine du camp. Ils ont donc, dans l’ordre, fait leur médit perso, pris le petit-déjeuner et participé aux services, histoire de maintenir le chalet propre.
Sam nous a ensuite parlé du deuxième chapitre de l’épître de Jacques. On peut tout déjà y voir une mise en garde contre toute forme de favoritisme. Nous sommes au contraire appelés à aimer toute personne. Dans la deuxième partie de ce chapitre Jacques démontre qu’une foi authentique débouche sur des œuvres bonnes.
En fin de matinée, les onze campeurs ont pu participer à trois micro-tournois. Divisés en deux équipes, ils se sont affrontés au unihockey puis au babyfoot avant de se lancer dans l’ultime défi : porter à bout de bras le plus longtemps possible une bassine remplie de neige.
Sur ces entrefaites, nous sommes rentrés dans le chalet et avons pu goûter à des pâtes au pesto al dente. L’histoire ne nous dira pas si c’était pour nous requinquer face à notre matinée ou alors en prévision de l’après-midi.
En effet, après le dîner, répartis en équipes, les campeurs ont participé à un concours d’igloos. Durant plusieurs heures, ils ont pellé la neige, moulé des briques de glace, charpenté leur édifice et ajouté la touche finale de décoration.
Ils devaient ensuite, tels des promoteurs immobiliers, valoriser au mieux leur bien auprès d’un collège de trois jurés. Ces derniers les ont notés sur la base des critères suivants : la beauté de l’édifice, sa solidité (testée dans les règles de l’art), la présence d’un toit, la décoration, l’espace, l’orientation (un des membres du jury étant très pointilleux sur la question), l’originalité du nom de l’igloo et enfin la qualité de la présentation.
Pour nous réchauffer de cette activité, nous avons ensuite pu prendre un goûter à l’intérieur (mention spéciale à la tisane et au chocolat chaud) puis profiter d’une douche bienfaisante. Et c’est donc dans de bonnes dispositions que les onze campeurs ont pu passer un temps d’échange par troupes autour du texte du jour.
Pour le souper, nous avons été gâtés par notre équipe cuisine : des fours à crêpes ornaient les tables. C’est donc, sans surprise pour vous à ce stade, des crêpes, salées puis sucrées, que nous avons pu manger au souper.
Comme dernière activité, les campeurs ont été divisés en quatre équipes et se sont affrontés lors d’un Ligretto géant. Le principe est le même que dans le jeu classique mais la taille des cartes exige qu’elles soient posées au sol. Subtilité supplémentaire, un dé facétieux venait dicter, au fil du hasard, certaines contraintes aux équipes. Ainsi, certains moments se déroulaient à la lumière des lampes de poche, tandis qu’à d’autres moments, le jeux devait s’effectuer en rampant.
Autant vous dire qu’après une journée si animée, tout le monde était fourbu et il n’a pas fallu longtemps avant que la salle de réunion soit désertée et les dortoirs remplis de campeurs fatigués.










