Un simple coup d’œil à nos fenêtres nous a permis, en ce quatrième matin (techniquement, c’est le troisième, mais vu que c’est le résumé du jour 4, ça aurait été moche de parler du troisième matin), de constater l’extraordinaire chute de neige qui avait eu lieu durant la nuit. De la poudreuse à perte de vue et d’une épaisseur substantielle !

Médit perso, petit-déjeuner et services faits, ayant revêtu notre panoplie hivernale, nous sommes allés choisir notre fier destrier de la journée. Entendez par là que nous avons chacun pris une luge, mais la formulation claque moins.

Nous étions ainsi fin prêts pour partir à l’aventure, plus précisément à Sulwald. Tirant nos montures et fendant la neige, nous nous sommes dirigés vers l’horizon.

Moultes péripéties plus tard, nos pieds ont enfin foulé une texture que nous pensions à jamais oubliée : du goudron. Nous étions effectivement arrivés à destination et avons pu retrouver la civilisation (et donc des routes goudronnées et non des sentiers enneigés).

C’est à un magnifique point-de-vue que nous avons pu nous requinquer. L’équipe cuisine ayant fait le trajet jusqu’à nous en télécabine, c’est de la fondue que nous avons mangé. Et en plein air ! Bravant le vent et la neige qui s’étaient brièvement invités sur notre lieu de pique-nique, nous sommes venus à bout des trois caquelons de fromage fondu. Les nuages vite partis, nous avons pu admirer les montagnes nous environnant que les jeux solaires d’ombre et de lumière ne rendaient que plus belles. Nous en sommes donc venu à un seul et unique constat : Berner Oberland ist schön.

L’heure de la descente a ensuite sonné, car si nous avions pris si grand soin de nous acheminer jusqu’à Sulwald avec des luges, c’était bien pour les utiliser. Chevauchant nos fidèles destriers boisés, nous sommes retournés en direction du chalet. N’ayant pas à nous mouvoir par nous-mêmes, le chemin du retour a été plus reposant. Nous avons dû malgré tout composer avec les nombreux nids de yéti (c’est comme un nid de poule, mais dans la neige), parsemant la route.

Nous avons été accueillis à notre retour par des gaufres et des boissons chaudes, qui ne furent pas de refus. Nos onze jeunes aventuriers ont ensuite pu profiter d’un temps de médite en groupe pour approfondir le texte du jour.

Au souper, de généreuses parts de lasagnes ont fini de nous remettre d’aplomb pour nous permettre d’écouter Sam nous parler de Jacques 3. Ce texte distingue notamment deux usages que l’on peut faire de notre langue : honorer Dieu en parlant avec respect et amour ou ne pas honorer Dieu en parlant mal aux autres et des autres. Nous avons donc été encouragés à examiner notre manière de parler pour que cette dernière soit empreinte d’amour.

Pour terminer la soirée, trois jeux ont été proposés aux campeurs : The mind, The crew et Splendor. Ces derniers ont la particularité de pouvoir se jouer dans le silence, pour l’un, voire d’exiger le silence de la part des participants, pour les deux autres. C’est donc dans une ambiance plus calme que s’est terminée cette quatrième journée, qui fut pour le moins aventureuse.

Vous ne pouvez pas le distinguer, mais on vous assure que la vue était magnifique