En cet avant-dernier jour complet (c’est un crève-cœur d’écrire ça), le réveil s’est fait plus tardif, comme le veut la tradition pour un lendemain de bivouac. Et il faut dire que personne n’a rechigné à dormir plus longtemps après les deux dernières journées.

Après un temps de médite perso, les campeurs ont pu avancer dans leurs tournois. En parallèle, une nouvelle vente était organisée. Un nouveau stand y a d’ailleurs fait son apparition : il s’agit du stand Isenfluh, exposant diverses trouvailles récupérées dans le camp. Ou pour le dire plus simplement, il s’agit du stand des objets trouvés, exposant les objets trouvés (on s’en serait doutés) autour du camp afin que les campeurs les récupèrent.

Après cette vente, la terrasse s’est à nouveau muée en lieu de repas, nous accueillant pour un brunch. Il est de tradition de qualifier ce dernier de gargantuesque ou de pantagruélique, ce qui n’est pas faux. Mais il faudrait aussi parler de l’esthétique de ce repas. Rien que le fait de vous dire que la charcuterie était disposée en forme de rosaces devrait vous convaincre que ce que nous avons mangé était bon et beau.

Une fois les services faits, nous nous sommes retrouvés en salle de réunion. Là, Ophélie nous a parlé de la prochaine section du Notre Père : « Ne nous expose pas à la tentation ». La tentation n’est pas un péché en elle-même, c’est la réponse qu’on y apporte qui peut être un péché. Lorsque nous sommes tentés, nous pouvons nous souvenir l’exemple de Christ qui a été tenté mais a triomphé. Et puisqu’il a été tenté, il est aussi apte à comprendre nos épreuves.

Nous avons ensuite fait face à un problème de taille. Une expérience scientifique sur une machine à voyager dans le temps a raté, si bien que la machine s’est cassée et plusieurs voyageurs du temps se sont retrouvés à Isenfluh.

Les campeurs ont dû aider à la réparation de la machine en résolvant divers énigmes auprès de ces mystérieux individus puis en réassemblant les éléments de la machine. La mission a été une réussite, puisque l’énigmatique invention a été réparée et que tous les voyageurs ont pu retourner chez eux.

S’en est suivi un temps de médite par groupes. Et non par troupes puisque le camp a été scindé entre gars et filles. Cela a été l’occasion propice pour aborder des thèmes comme les relations amoureuses ou l’estime de soi.

Au souper, nous avons pu profiter d’un délicieux jambon-madère et d’un yaourt avec des framboises. Nous avons aussi pu admirer un arc-en-ciel se formant au-dessus d’un Männlichen rosé par le soleil couchant.

Lors de la veillée, nos 47 campeurs ont bénéficié d’un temps de chill spi sur le thème du Notre Père. La célèbre prière était séquencée en différents postes. Les campeurs déambulaient librement entre ces postes et pouvaient se prêter à l’activité proposée. Il s’agissait de leur permettre de creuser plus personnellement la prière étudiée lors de ce camp. Nos campeurs sont maintenant endormis et reprennent des forces en vue de la dernière journée.