Comme nous vous l’avions annoncé hier soir, le réveil de ce matin s’est fait plus matinal. Le programme de la journée a, en effet été très chargé.
Après avoir glissé notre petit-déjeuner dans nos sacs, nous sommes descendus à Lauterbrunnen. Là, à l’orée de la ville, nous avons pris un temps pour nourrir corps et âme en même temps (comprenez par là, que les campeurs ont fait leur médite perso tout en déjeunant).
Nous avons ensuite pris le train en direction d’Interlaken. Cette poignée de minutes à nous faire bercer par le doux roulis des rails nous a permis d’entamer des discussions et à faire plus ample connaissance les uns avec les autres.
Une fois sur nos deux pieds, nous avons utilisé ces derniers pour marcher à travers villes et ponts jusqu’au Burgseeli. Il s’agit d’un recoin calme au bord d’un petit lac, lui-même situé aux abords du lac de Brienz.
Loin de ces poupées russes géographiques que je tente de vous décrire, nos 47 campeurs ont pu profiter de ce cadre bucolique pour écouter notre directeur, Philippe leur parler de la deuxième séquence du Notre Père : « que la sainteté de ton nom soit respectée » (« que ton nom soit sanctifié », dans la traduction la plus commune). À partir du Psaume 99, nous avons vu que le nom de Dieu est saint parce qu’il est grand (Dieu est roi, il n’y a personne de comparable à lui), parce qu’il est juste et parce qu’il choisit de pardonner.
Pour faire écho à ce message, nos campeurs ont pu bénéficier d’un temps de médite par troupes. Cela a laissé le temps à notre équipe cuisine d’arriver avec, dans le coffre du bus de la JAB, une délicieuse, et très complète, salade de riz.
Et une bonne surprise ne venant jamais seule, ce plat était couplé avec un dessert du tonnerre : LES cookies. Cela fait plusieurs années que ces boules de pâte avec des pépites de chocolat émerveillent nos papilles. Et à nouveau, l’extase n’a pas manqué face à ces biscuits.
C’est donc dans cet état de corps et d’esprit que nos 47 campeurs ont pu profiter des bienfaits aquatiques du Burgseeli. Ainsi, nos campeurs ont pu profiter de faire des saltos du plongeoir et de tenter de détrôner les staffs de la pieuvre (il s’agit d’un énorme machin-truc gonflable avec plusieurs bras, d’où son nom). Hors de l’eau, nos campeurs ont aussi pu profiter de jeux de société et de jeux de balles dans l’herbe bordant le lac.
Nous étions venus à pied, nous sommes repartis à pied. Le récit de notre retour aurait pu être un bête copié-collé de l’aller, si ce n’est qu’arrivés à Interlaken, les campeurs ont été envoyés, par troupe, à la Coop. Ils avaient pour objectif d’acheter, avec un budget de dix francs, des ingrédients pour confectionner un dessert lors de la veillée.
Les emplettes faites et le train arrivé à Lauterbrunnen, nous nous sommes lancés dans la traditionnelle course nous menant au chalet.
Nous avons donc regagné nos pénates suant et suintant, éreintés mais fiers de l’effort accompli. Et c’était une bonne douche qui nous attendait, faisant ruisseler sueur et vase, nous laissant étincelants de propreté.
Un repas réconfortant nous attendait : de délicieux tacos, savamment assaisonnés. Par contre ce soir, la cuisine n’avait pas prévu de dessert.
En effet, la veillée consistait en la confection d’un dessert par troupe grâce aux ingrédients précédemment achetés. Pendant une demi-heure, nos 47 campeurs se sont donnés corps et âme aux fourneaux.
Puis, un jury international et aux exigences variées (l’un était à la recherche d’explosions, quoi que cela veuille dire, la deuxième ne jurait que par l’équilibre des saveurs et le troisième était particulièrement sensible aux plats rouges et agressifs) a départagé les sept desserts ainsi cuisinés.
Une remise de trophée (pour la meilleure troupe) et un brossage de dents plus tard, nos 47 campeurs ont enfin pu regagner leurs tentes et se profiter d’un repos bien mérité après cette longue journée.













