En cette nouvelle matinée, chacun d’entre nous a pu profiter d’un temps de sommeil sensiblement allongé.

Puisque nous n’avions pas à sortir du camp, notre matinée s’est déroulée normalement. Le cross frites a permis de réveiller ceux des campeurs qui n’étaient pas lève-tôt avant que tous ne se lancent dans la médite perso. Le petit-déjeuner avalé, chacun y a mis du sien pour permettre au chalet de briller.

C’est Alex qui nous a apporté le message sur la prochaine section du Notre Père : « que ton règne vienne », que chacun a pu faire sienne. Dieu est roi d’un royaume duquel on se rebellait, mais au lieu de nous punir, Dieu a pris sur lui le châtiment qui nous revenait. C’est donc à nous d’attraper l’opportunité qui nous est donnée.

Est ensuite venu le temps de la vente et les campeurs ont presque fait la course pour pouvoir, accompagnés de la musique de DJ Domdom, alléger leur bourse. Qui aux vers les livres, qui vers la papeterie, d’autres vers les vêtements ou encore vers les sucreries.

Au dîner, nous avons pu profiter de potatoes, poulet et brocolis, avec un crumble aux pommes en dessert ; une fois de plus, nous avons été gâtés.

L’après-midi a été consacré à l’incontournable jeu du paysan dont le but est d’accumuler, en vendant leurs ressources, le maximum d’Isenfluh Money. Les campeurs ont dû affronter du vent, sa frénésie, et de la bourse, sa facétie. À cela s’ajoutaient des gardes zélés. Et, face à des brigands déterminés, certains se sont organisés pour faire le guet.

Le repas du soir n’était pas, pour notre plus grand bonheur, du quinoa, mais bel et bien une farandole de pizzas ! Et même si ce n’était pas la saison des kiwis, pour le dessert nous avons eu droit à une belle salade de fruits !

Enfin, une grande productrice est venue recruter la crème de la crème des acteurs et actrices. Nos 47 campeurs, par équipe, ont dû proposer de courts sketchs épiques. Rois, grand-mères et influenceurs se sont côtoyés en prison, à un concours de beauté ou encore à une fête d’anniversaire.

Après cette journée bien remplie, tous ont pu regagner leur tente, presque en catimini.

Un brigand s’adonnant à son activité de brigandage sur un pauvre paysan sans défense
Un autre brigand pourchassant des paysans
La sécurité ne rigole pas
L’auteure de ce billet se désolidarise de cette image imposée par le photographe
Ô râge, ô désespoir, ô vieillesse ennemie