Il y a quatre jours, chaque troupe se réunissait dans sa tente. Les campeurs écoutaient alors attentivement les promesses électorales de chacun des candidats, puis se retiraient pour voter. Une fois tous les bulletins dans l’urne, celle-ci fut soigneusement dépouillée et son résultat diligemment consigné. C’est ainsi que furent élus les premiers délégués des campeurs.

Ce matin, nos sept sages se réveillèrent un peu plus tôt que leurs concitoyens. La vie d’un élu n’est pas facile, mais l’importance de sa tâche l’emporte sur des choses aussi triviales que le sommeil. Aujourd’hui, la mission de nos représentants est tout sauf aisée. Premièrement, ils devront s’atteler à renverser l’autocratie instaurée par le Directeur et ses sbires pour la remplacer par un régime démocratique où la vox populi sera respectée. Secondement, ils devront assurer une passation pacifique du pouvoir et maintenir l’ordre une fois leur régime instauré. Heureusement, pour mettre leur plan à exécution, nos jeunes révolutionnaires bénéficieront du soutien logistique d’une puissance étrangère, la cuisine, et des conseils stratégiques d’un officier rebelle du régime en place, David.

Ainsi, après avoir tenu une réunion en parallèle de la réunion matinale du staff, pour peaufiner les derniers détails de leur entreprise, les délégués mirent leur plan à exécution. Sa première phase nécessitait de court-circuiter l’autorité du régime. Pour ce faire, les campeurs mirent en oeuvre un plan audacieux consistant à usurper l’identité de nos entraineurs de cross-frite et à prendre possession des moyens de télécommunications de la République démocratique d’Isenfluh (en l’occurence un micro et un haut-parleur). Cette partie du plan fût un franc succès.

Ayant ainsi affermi leur autorité, nos délégués s’attelèrent ensuite à nourrir leur population en offrant à leurs électeurs de la tresse pour le petit-déjeuner (de connivence avec la cuisine). De plus, pour s’attirer les grâces du peuple, les campeurs abandonnèrent le principe traditionnel de “chaque troupe mange à sa table” au profit d’une grande table commune où la nourriture (et le café) sont équitablement répartis entre tous, sans favoritisme ni privilège pour l’ancienne classe dirigeante. Une fois le brunch terminé, les délégués, conscients qu’un État ne peut subsister sans ses services de bases, ordonnèrent à leur population d’effectuer leurs tâches habituelles.

Une fois les corvées accomplies, les conspirateurs convoquèrent leur première Landgemeinde dans la salle de réunion. Une fois rassemblés, les délégués et le groupe de musique qu’ils avaient réuni jouèrent et entonnèrent des chants de louange. Ces derniers furent suivis d’un partage des délégués Bachmann et Vollenweider sur le Ps. 1. À l’image de la prose de ses auteurs, ce message fût excellent. Cette deuxième phase du plan de nos jeunes, assurer une continuité idéologique entre l’ancien et le nouveau régime, fût donc également un franc succès.

Après avoir laissé son peuple vaguer à ses occupations habituelles pendant un petit moment (en l’occurrence les tournois), le conseil des délégués décida de mettre un terme à l’oisiveté de sa population en lui proposant un jeu. Dans leur grande sagesse, les sept décidèrent d’organiser un jeu de grade. En effet, en plus de plaire à aux électeurs, une telle activité est à même d’affûter les instincts martiaux du peuple et de le rendre ainsi plus apte à lutter dans l’hypothèse d’un retour de l’ancien régime.

En fin d’après-midi, une fois le jeu terminé, la population commença à avoir faim. Face à ce premier challenge de leur législature, nos jeunes nomothètes s’empressèrent de faire appel à leur allié de la première heure, la cuisine, pour trouver une solution. Fidèle à ses engagements, la cuisine envoya alors une aide alimentaire, des pastèques et du cake au chocolat, que les délégués s’empressèrent de distribuer à leurs citoyens. Cette habile manoeuvre leur permis d’éviter de souffrir l’ire du peuple avant le souper.

En parlant du souper, ce dernier a été partiellement préparé par les campeurs durant l’après-midi. En effet, afin de pouvoir assurer la future autosuffisance alimentaire de leur nation, les délégués ont eu la présence d’esprit d’envoyer des émissaires s’entrainer à la cuisine. Leur mission ayant été une réussite, nous avons pu déguster de délicieuses pâtes pesto préparées par nos jeunes.

Ces mets avalés, tous les campeurs se rendirent dans la salle de réunion pour leur activité du soir, un temps de louange animé par un groupe de délégués suivi d’une prédication de Tom sur le Psaume du jour. Finalement, les jeunes ont terminé leur journée en discutant des mérites de la démocratie avec leurs élus et en dégustant une tasse de thé sur la terrasse.

Malheureusement pour nos jeunes politiciens, l’heure du coucher a sonné le glas de leur État utopique. Tous leurs efforts de la journée n’ayant pas suffi à saper les fondements du pouvoir du Directeur, ce dernier a profité de l’accalmie suivant le souper pour rallier ses troupes et reprendre possession du bureau. Malgré les moyens considérables mis en oeuvre par le régime pour attraper les sept délégués, tout laisse à penser qu’ils ont réussis à s’échapper dans leur tente avant qu’il ne soit trop tard.

Nonobstant ce triste dénouement, le putsch des délégués aura démontré qu’une démocratie des campeurs est bel et bien possible… À quand un camp par les campeurs et pour les campeurs (et où le staff ne fait que se reposer bien sûr) ?

Photos :

Jour 1

Après une douce nuit dans le confort de leur tente -la dernière avant un bon moment-, les campeurs se sont réveillés et ont immédiatement rejoint nos entraineurs de cross-frite sur le terrain de badminton. Réveillés par leur sport matinal, les jeunes ont enchaîné avec leur médit perso avant de se réunir sur la terrasse pour prendre leur petit-déjeuner. Une fois celui-ci englouti, chaque groupe s’est attelé à terminer au plus vite son service avant d’aller rejoindre Jean dans la salle de réunion pour le message du jour.

L’heure du départ ayant sonné, les troupes se sont réunies sur le terrain de badminton. Après avoir écouté le speech d’encouragement du directeur, nous nous sommes tous mis en marche pour Im Tall, la prairie où nous passerons la nuit. Après une bonne heure de marche, nous nous sommes arrêtés à proximité de Mürren pour prendre notre repas de midi, une délicieuse salade niçoise préparée par la cuisine. Ayant repris des forces, nous nous sommes remis en marche et nous avons rapidement traversé Mürren pour atteindre les vertes prairies de Gimmelwald. Les moniteurs et leur troupe se sont alors assis au soleil dans l’herbe pour la médit’ par groupe du jour. Pendant ce temps, la direction, ayant pressenti le mauvais temps à venir, a travaillé d’arrache-pied pour trouver une alternative à la marche du lendemain. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous sommes remis en marche pour faire les derniers kilomètres nous séparant d’Im Tall.

Sur place, chaque groupe a immédiatement commencé à monter sa tente et le staff s’est attelé à préparer les choses nécessaires au souper. Les préparatifs terminés, nous nous sommes rassemblés autour du feu et nous avons dégusté notre souper : de la raclette au feu de bois -c’est-à-dire des pommes de terre et du fromage à raclette emballés dans du papier d’aluminium et cuit sur des braises- accompagnée de marshmallows en guise de dessert. Comme à l’accoutumée, le repas préparé par nos cuistots était délicieux.

Sous le soleil couchant, nous avons finalement terminé nos activités de la journée par une soirée témoignage autour du feu. Après ces moments édifiants, nous nous sommes couchés dans nos tentes en espérant ne pas être réveillés en sursaut par une pluie inattendue…

Photos :

Naouel et son gâteau d’anniversaire improvisé 

Jour 2

À 4h30 du matin, notre campement d’Im Tall a gentiment commencé à se réveiller. En effet, pour bien commencer notre deuxième jour de trivouac et éviter d’être réveillés par la pluie, nous nous sommes levés aux aurores. Après avoir rapidement remballé notre paquetage et replié nos tentes, nous sommes partis à 5h25 pour Gimmelwald, où nous avons embarqué dans le premier téléphérique de la journée à destination de Stechelberg. Une fois arrivés au fond de la vallée, nous avons marché jusqu’à la gare de Lauterbrunnen, que nous avons atteinte à 7h30. En attendant notre départ, et pour reprendre des forces après nos efforts, nous avons pris notre petit déjeuner, un délicieux bircher préparé par nos cuisinières. À 8h, nous sommes montés dans un train à destination de Reichenbach im Kandertall. Les plus fatigués ont profité du trajet pour rattraper un peu de sommeil en s’affalant sur les sièges de notre wagon. Après deux changements à Interlaken Ost et Spiez, nous sommes finalement arrivés à Reichenbach à 9h30.

Une fois descendus du train, nous sommes partis sans tarder afin d’essayer d’arriver à Kiental avant la pluie. Malheureusement, l’orage était en avance et nous nous sommes donc faits passablement rincer pendant le trajet. Malgré le mauvais temps, le moral était excellent, et même lorsque le tonnerre nous a forcés à nous abriter, Phillipe nous a redonné le sourire en lançant un temps de louange a cappella. Après environ deux heures de marche sous des cieux déchainés, nous sommes enfin arrivés à Kiental, où nous nous sommes brièvement arrêtés pour manger nos sandwichs. Trempés mais motivés, nous avons continué notre chemin en direction de Griesalp.

En dépit de nos efforts, nous n’avons pas été plus rapide que le deuxième orage de la journée, qui nous a rattrapés juste avant notre arrivée à Griesalp, où nous nous sommes arrêtés pour une pause. Ayant été averti par météosuisse qu’un troisième orage était en route, Joël a alors décidé qu’il était trop risqué de tenter l’ascension finale jusqu’à Bundalp à pied et nous avons donc embarqué les campeurs dans le bus de la JAB pour les conduire jusqu’au chalet. Sans surprise, les jeunes étaient ravis de cette nouvelle ! Après plusieurs aller-retour, tout le camp est finalement arrivé à destination à 17h30, soit 12h après notre départ d’Im Tall.

Une fois installés dans leur dortoir, nos jeunes ont pu passer à la douche et ainsi se débarrasser de la sueur accumulée au cours des deux jours écoulés. En raison de la réserve limitée d’eau chaude du chalet les campeurs n’ont pu se doucher qu’une minute par personne. Surveillées par Joel et Camille, les douches se sont donc rapidement transformées en lieu de compétition où les campeurs se sont affrontés pour déterminer qui pouvait se doucher le plus rapidement.

Revigorés par notre douche, nous nous sommes tous réunis dans le plus grand dortoir pour continuer la soirée témoignage de la veille en attendant le souper. À 19h heures tapantes, nous sommes allés nous mettre à table et nos hôtes nous ont servi à manger. Au menu : Spaghetti bolognese saupoudrés de fromage d’alpage (produit par nos hôtes). Nous en avons tellement mangé que la cuisinière à du remettre des pâtes à cuire pour satisfaire la demande ! Il va sans dire qu’après deux jours de marche, nous étions affamés… de plus, la sauce était vraiment bonne.

Après nous être sustentés, nous avons commencé la soirée gars-filles. Les filles sont restées dans la salle à manger et les gars sont partis dans le plus grand dortoir. Chez les gars comme les filles, la soirée a été forte en émotions et en partages. La fatigue nous guettant, la soirée n’a pas fini très tard, et nous sommes enfin allés nous coucher vers 22h.

Photos :

Jour 3

Après une bonne nuit passée dans un vrai lit (et non pas sur des cailloux comme le jour précédent!), nous nous sommes levés à 6h30 et nous avons fait nos sacs avant le petit-déjeuner. À 7h nous nous sommes mis à table pour manger nos tartines et boire notre café avant de partir pour notre aventure du jour. Une heure plus tard, chaussures de marche aux pieds et ventre plein, nous sommes tous partis en direction du col de Hohtürli. Après une ascension de 2h35 (au lieu des 3h indiquées par les panneaux), la Blüemisalphütte (le refuge construit en haut du col) était en vue.

Quelques photos et une courte célébration plus tard, nous avons entamé notre descente. En chemin, nous nous sommes arrêtés sur un plateau pour un temps de médit’ perso du jour avant de reprendre notre route. Soudain, au détour d’un sentier, notre destination est apparue dans toute sa splendeur : l’Oeschinensee. Ébahis, les jeunes ont ralenti le rythme pour admirer la vue, tant et si bien que nous sommes arrivés un peu en retard au bord du lac.

Perchés sur des rochers, l’équipe logistique et les quelques blessés que nous avions collectés pendant les jours précédents nous attendaient pour manger. Sans plus attendre, nous avons alors sortis de nos sacs notre repas : de la focaccia, du melon et des tranches de jambon. Une fois ces mets avalés, les plus courageux sont allés se baigner dans les froides eaux du lac, tandis que les autres se sont contentés de tremper le bout de leurs orteils.

Ce moment de farniente s’est rapidement terminé lorsque nous nous sommes soudainement rappelés qu’il fallait partir pour prendre le train ! En deux minutes, tout le monde était hors de l’eau et avait enfilé ses chaussures. Pour ne pas rater notre correspondance, nous avons alors commencé à courir en direction de la gare de Kandersteg. Heureusement, au bout de quelques minutes de course effrénée, Joël s’est rendu compte que nous nous étions trompés et que le train ne partait pas à 16h15, mais à 16h45…  Nous avons alors continué notre trajet à une allure beaucoup plus raisonnable et nous avons atteint Kandersteg avec un peu d’avance, tant et si bien que nous avons eu le temps d’acheter des glaces à la Coop avant de partir.

1h30 de train et trois changements plus tard, nous sommes finalement arrivés à Lauterbrunnen. En sortant de la gare, nous avons chargé nos sacs dans le bus avant d’entamer la montée. Le moment tant attendu de la course jusqu’à Isenfluh était enfin arrivé. Les quelques braves toujours motivés à courir jusqu’en haut ont chaussé leurs baskets en attendant le départ tandis que les autres ont directement commencé l’ascension jusqu’au camp. Une fois arrivés en haut, les uns comme les autres ont été accueilli par un goûter préparé par la cuisine et ont enfin pu prendre une bonne douche chaude.

En guise de récompense suite à tous les efforts et sacrifices des derniers jours, la cuisine nous a servi de la lasagne. Autant dire que nos pensionnaires étaient aux anges ! Une fois l’appétit de nos jeunes assouvi, Aurélie a lancé la soirée Chill spi. Dans cette activité, les jeunes ont été confrontés à différents postes les faisant réfléchir sur eux-même et leur foi. Tout au long de la soirée, les membres du staff se sont mis à la disposition des campeurs et ont eu de très bonnes discussions avec plusieurs d’entre eux. Finalement, vers 22h30, le Chill spi s’est terminé et avec lui, l’épique aventure qu’aura été notre trivouac.

Photos :

 

Après avoir été bercés toute la nuit par le clapotis des gouttes d’eau sur leur toile de tente, nos chers campeurs ont été réveillés par la douce voix grésillante de Philippe. Le son des hauts-parleurs couvrant celui de la pluie, notre chef de journée a exhorté tous les campeurs à le rejoindre dans le réfectoire pour notre session de sport matinale. Seulement quelques minutes plus tard, tout le camp était réuni en habits de sport, prêt à suivre les instructions de nos coaches sportifs. Apparemment, les retardataires sont moins nombreux lorsqu’il n’est pas possible de trainasser au soleil…

En parlant de soleil, celui-ci a finalement montré le bout de son nez à la fin de la médit’ perso, juste à temps pour en profiter en dégustant notre petit-déjeuner. Celui-ci engloutit, tous les groupes sont allés faire leurs services avant de se rendre dans la salle de réunion pour écouter le message du jour, qui portait sur le Ps. 90. Petite anecdote : l’un des chants (Vases d’argile) que nous avons entonnés pendant le temps de louange suivant le partage a été proposé par une campeuse qui désirait tellement que nous le chantions qu’elle avait amené avec elle des partitions pour l’ensemble du camp.

Suite à ce temps centré sur la parole, les campeurs sont allés préparer leurs affaires en prévision du trivouac de demain et ont pu profiter d’un moment de temps libre pour avancer les tournois avant le repas de midi. En début d’après-midi, nous sommes tous partis pour un jeu de numéros dans la forêt surplombant la propriété. Dans la variante à laquelle nous avons joué, les jeunes étaient divisés en trois équipes qui ont tour à tour pu défendre le “fort” (un tas de pierre) et son trésor (un frisbee) contre les incursions des deux équipes attaquantes. Après deux rounds à sec, les cieux se sont couverts et nous avons continué à jouer sous le couvert des arbres. Nous avons même du zèle puisque tout le monde était motivé à braver les éléments et faire une partie staff-campeur supplémentaire, dont je n’ai évidemment pas besoin de vous préciser les gagnants…

De retour au chalet, les plus frileux se sont précipités sous la douche tandis que quelques braves ont décidé d’enchainer par un petit foot sous la flotte. À vrai dire, le terme de water-polo serait probablement plus approprié pour décrire le jeu auquel ces derniers se sont adonnés puisque le terrain était presque complètement inondé. Finalement, même ces irréductibles ont succombé à l’appel d’une douche chaude et d’une paire de pantalons secs et nous nous sommes tous retrouvés pour prendre le souper.

À la surprise et à la grande joie de tous nos pensionnaires, la cuisine avait préparé des hamburgers et des frites et nous nous sommes donc régalés. Les plus gourmands ont même pu profiter d’un deuxième service ! Le souper a également été l’occasion de célébrer tous ensemble l’anniversaire d’une campeuse, Estelle, qui a été généreuse au point de partager son gâteau avec le reste du camp.

Repus, nous sommes allés prendre place dans la salle de réunion pour la présentation du trivouac. Après un teaser de folie, Joël a présenté notre itinéraire des trois prochains jours et a répondu aux nombreuses questions des campeurs. Autant vous dire que le programme est alléchant ! Une fois la présentation terminée, Lucas nous a donné son témoignage et nous avons chanté quelques chants avant de descendre sur la terrasse pour boire notre tasse de thé en admirant l’orage. Sur ce, les campeurs sont allés au lit afin de prendre des forces pour le trivouac.

Note :

Comme nous partons demain en fin de matinée pour notre trivouac, il n’y aura pas d’articles avant samedi soir ou dimanche matin. À défaut de pouvoir nous lire ou nous voir en photo, vous pouvez nous accompagner en prière. Prions en particulier pour une bonne météo, pour une marche sans anicroche et pour d’excellentes discussions.

 

La star du jour :

 

Maintenant habitués aux réveils sportifs d’Isenfluh, nos athlètes ont commencé leur journée par l’habituelle session de cross-frite. Ceci fait, chaque jeune a ensuite eu l’occasion de prendre un temps personnel pour méditer le Ps. 8, notre passage du jour. Après cette halte spirituelle, tout le camp s’est retrouvé sur la terrasse pour prendre le petit déjeuner en profitant du soleil matinal.

Sitôt les tartines avalées et les services terminés, le staff a mis en place la première vente du camp et, comme les programmes des matchs étaient prêts grâce au travail acharné de Fabien, les campeurs ont enfin pu commencer leurs tournois. Après ce temps plutôt ludique, les jeunes ont été répartis en plusieurs groupes et ont suivi un cours de montage de tente en prévision de notre prochaine excursion, qui s’annonce déjà prometteuse. Rapidement devenus des maîtres de l’assemblage de carrés militaires, nos pensionnaires se sont ensuite mis à table pour prendre des forces en vue de la marche de l’après-midi.

Après le dîner, sac sur le dos et gourdes bien remplies, nous nous sommes tous mis en marche pour rallier les crevasses via la vallée de Saustal. En plus d’offrir aux jeunes un bon avant-goût du bivouac (ou du trivouac), la première marche du camp sert généralement de thermomètre pour estimer la condition physique et la motivation des campeurs. Aujourd’hui, nous avons eu une excellente surprise : tout le camp a atteint les Crevasses sans pause et en un temps record ! Nos randonneurs nous ont vraiment vendu du rêve… Et cerise sur le gâteau, en arrivant nous y avons découvert une Edelweiss.

En raison d’une météo capricieuse, notre escale aux Crevasses a malheureusement dû être écourtée afin de rentrer à Isenfluh avant la pluie. Si les derniers ont été un peu mouillés, la majorité du camp est arrivée au chalet avant le gros de l’averse et s’est donc épargnée une douche bien involontaire. Une fois leur goûter avalé, toutes les troupes ont pris un temps de médit’ avant de passer à la douche.

Suite au souper, nous nous sommes tous retrouvés dans la salle de réunion pour un temps de louange et de témoignage qui a été suivi d’un message de Philippe à l’herméneutique irréprochable. Après cet encouragement, nous avons tous honoré la tradition en buvant une tasse de thé sur la terrasse avant d’aller se coucher.

Photos :

 

À huit heures tapantes, la douce mélodie destinée à sortir les campeurs de leur profond sommeil a retenti dans le silence matinal d’Isenfluh. Petit à petit, le visage toujours endormi, nos pensionnaires se sont regroupés sur le terrain de badminton pour participer au traditionnel cross-frite. Principalement destinée à s’assurer que tous les jeunes soient bien réveillés, cette session de sport matinale est aussi l’occasion pour les campeurs les plus vigousses de rouler des mécaniques devant leurs collègues. Les poumons bien décrassés, chaque troupe s’est ensuite réunie pour la première médit’ par groupe du camp. En effet, après avoir mis un peu d’huile sur ses articulations, il faut aussi faire tourner ses méninges pour s’assurer que ses vilebrequins cérébraux fonctionnent bien. Mens sana in corpore sano* disait l’autre. Leur service terminé nos jeunes se sont retrouvés sur la terrasse pour manger quelques tartines et ainsi faire le plein d’énergie en prévision de nos aventures du jour.

Un petit-déj’ et sept services plus tard, tout le camp s’est rendu dans la salle de réunion pour entendre le message du jour. Après un chouette moment de louange, Aurélie nous a parlé du Ps. 139 et nous avons terminé la matinée par un temps libre que les campeurs ont pu mettre à profit en s’inscrivant aux tournois. Cette année, la grande nouveauté de nos joutes est le jeu du gobelet, un match où deux compétiteurs essaient de faire rebondir un verre à l’endroit le plus rapidement possible (une vidéo explicative sera publiée sur le compte Instagram de la Jab dans les jours à venir).

Après avoir dégusté les délicieuses Flammenküche préparées par la cuisine pour le repas de midi, les campeurs se sont rassemblés dans le donjon de Fort Isenfluh pour la présentation du grand jeu de l’après-midi. Une fois assis dans une salle de réunion obscurcie pour l’occasion, les participants ont pu découvrir leur mission de l’après-midi au travers d’une mise en scène épique. Cette dernière consistait à relever les différents défis du Père Fourasse pour mettre la main sur son trésor d’Isen-boyard. Chaque troupe a donc été mise à l’épreuve dans les différents postes organisés par Camille et Annick. Ceci fait, les groupes ayant réussi leur périple sont ensuite retournés dans la salle de réunion et s’y sont vu offrir la chance de dérober le magot du Père Fourasse et de mettre ainsi fin à ses machinations.

Pendant ce temps, l’équipe cuisine, toujours à l’oeuvre dans l’ombre, préparait de délicieuses tartes que nous avons avalées une fois le grand jeu terminé. Sur ces entremises, les plus coquets sont allés prendre une douche, tandis que d’autres ont continué à s’amuser en profitant du temps libre pour s’entrainer pour les tournois ou faire une partie de palet breton avant le souper.

Une fois repus, nous nous sommes familiarisés avec les chants du carnet de louange avant de faire plusieurs parties de jeu de numéro sur la propriété. En guise de conclusion à nos aventures du jour, tout le monde s’est finalement retrouvé sur la terrasse pour une tasse de thé.

*Un esprit sain(t) dans un corps sain

Photos :

Montée des escaliers à la course, un essentiel du Cross-frite

Tout le monde participe, même le directeur et sa fille !

Aurélie en plein partage

L’escalade d’une bâche savonneuse, l’un des nombreux défis du fort

Un grand sourire pendant le parcours d’obstacle 

L’un des mercenaires du père Fourasse, en mode COVID-19

L’ascension mouillée de Davidson

Une partie de MarioKart les yeux fermés, guidé uniquement par la voix de ses camarades

L’équipe cuisine, toujours souriante

Le machiavélique Père Fourasse

Après l’effort, le réconfort

Après une matinée passée à attendre impatiemment l’arrivée des campeurs, les vingt-quatre membres du staff (eh oui nous sommes nombreux !) se sont précipités à Lauterbrunnen pour les y accueillir. Une fois leurs bagages déchargés du car, les moniteurs ont réuni leurs groupes et sont partis pour la descente jusqu’à Isenfluh. Oui, vous avez bien lu, la descente jusqu’à Isenfluh. Une fois n’est pas coutume, la direction a en effet décidé de préserver les mollets de nos ouailles (en vue de nos futures pérégrinations, bien sûr) et nos trente-huit jeunes ont donc embarqué dans une cabine pour monter à Grütschalp.

À l’arrivée du téléphérique, David a brièvement briefé les troupes et a remis à chacune d’elle une carte pour rallier Isenfluh. Accompagnés de leur moniteur, les sept groupes sont donc gaiement partis en direction du chalet du fondateur et, au fil des postes disséminés au long du chemin, chaque jeune a pu faire la connaissance de ses camarades de tente.

Leur destination atteinte, les campeurs ont retrouvé leurs bagages et ont profité d’un moment de temps libre pour faire plus ample connaissance et s’installer dans leurs tentes. Leur goûter avalé, ces derniers se sont ensuite rapidement éparpillés aux quatre coins de la propriété pour découvrir la nouvelle terrasse du chalet, se lancer dans un match de foot effréné, se mesurer à leurs camarades au babyfoot, faire quelques passes sur le terrain de volley ou encore lézarder au soleil.

Aux alentours de dix-neuf heures, le camp entier, alléché par l’apparition de nombreux fours à crêpes sur les tables de la terrasse, s’est mis à table pour expérimenter le premier repas préparé par notre équipe cuisine. Autant dire que le test était réussi ! Les multiples condiments étaient parfaitement épicés, les crêpes étaient délicieuses et le Nutella était là ! Une fois repue, chaque troupe a rivalisé d’adresse en édifiant des piles de crêpes dignes d’un album de Petzi pour le petit-déjeuner de demain.

La panse bien remplie, tout le camp s’est ensuite retrouvé dans la salle de réunion pour la première soirée, avec au programme : une présentation du staff façon “jeu télévisé” par Phillipe, un message édifiant de Joel sur le Ps. 121 et les consignes nécessaires au bon fonctionnement du camp, illustrées avec humour par Fabien. Sur ces bonnes paroles, nous avons terminé la soirée par un temps de chant et les jeunes se sont retrouvés sur la terrasse pour déguster une tasse thé sérotinale avant de rejoindre leurs lits de paille.

Quelques photos du jour :

L’arrivée triomphale des campeurs

 

Un staff venu tout droit des montagnes du Jura

Un petit message de bienvenue de la part du directeur

Un campeur fin prêt pour prendre le téléphérique

 

Et voici nos sept groupes :

Et finalement un aperçu de notre délicieux repas :

Vent de nostalgie qui soufflait ce mercredi matin sur Isenfluh, les campeurs profitant de se lever de bonne heure pour savourer leurs dernières minutes tous ensemble. Notre bien-aimé prof de cross-frite innova par des exercices de pliage de couverture. Le ciel grisâtre reflétait l’état d’esprit général, jusqu’aux discrètes gouttes de pluie éparses. Un dernier coup de “privilèges”, un dernier mot d’envoi de Daniel qui encouragea à rester connecté avec ce Dieu dont on a découvert tant de choses durant ce camp, une dernière descente sur Lauterbrunnen, derniers adieux. Une très belle page qui se termine et dont on n’a pas envie qu’elle se tourne, mais dont les circonstances vont finalement s’en charger. Un staff qui retourne au chalet pour débriefer et constate le silence qui s’est désormais installé sur Isenfluh, mais comme dirait Fifi, “la faune n’est pas aphone”. Le staff profitera de sa dernière soirée ensemble, avant de repartir pour des camps pour certains, retourner au travail pour d’autres. Si notre corps n’est pas tout à fait près à affronter la suite, notre esprit lui est agréablement renouvelé par cette magnifique aventure vécue, et nous fûmes unanimes à reconnaître que ce camp fut comblé de bénédictions.

 

Une Olivia qui n’échappa guère à la célébration de son anniversaire

Une troupe Jungfrau plus ou moins prête au départ

Le fameux concours des objets trouvés

Une fin qui se fait cruellement ressentir

Des mots d’envoi qui résonneront longtemps dans ces jeunes coeurs

Immortalisations personnelles

Un Tom qu’on espère plus attentif qu’un certain Eutychus

Derniers moments de simplicité

Le moment tant redouté qui clôt cette inoubliable aventure

De concert avec le thème de notre dernière soirée, à l’envers, il semble approprié de commencer par la fin. Une soirée dantesque qui a vu les campeuses et campeurs se dépasser dans leur créativité, mais aussi dans leur sensibilité et leurs relations. C’est beau à voir ! Les productions se sont succédé, plus divertissantes les unes que les autres, et les autres plus touchantes que les unes. C’était renversant. L’activité phare consistait en une production d’un Psaume, à l’aide d’un sambuque, psaltérion ou autre moyen mélodieux. Le repas a commencé en fanfare par une magnifique entrée poires Belle-Hélène sur son coulis de chocolat et saupoudré de Speculoos, le tout accompagné d’une boule vanille. Nous noterons également le dessert constitué d’un succulent gaspacho et d’une salade de pâtes. Le tout était entrecoupé de folles finales de tournois.

L’après-midi s’est arrangé pour nous offrir nos derniers moments de qualité par troupe. Vogelstein et Schilthorn en haut, Schwalmere et Männlichen à gauche, Eiger et Mönch derrière, Lobhörner et Jungfrau en bas. Goûter emporté, Bibles à la main, c’était l’occasion de faire un bilan, de réfléchir à la communauté après le message de ce matin, et simplement de passer du temps dans la communion fraternelle.

Et pour finir, ou commencer, ou continuer, un message de Line qui nous rappelle à quel point on est bien ensemble, à quel point la communion est belle et l’Église magnifique. L’importance des amitiés, des amis chrétiens, le tout illustré par le Psaume 133. Un régal!

Un peu comme un avion qui entame sa descente, on sent que la fin approche, mais on veut encore profiter de ces derniers instants, on n’a pas encore atterri, et heureusement ! Les jeunes sont encore remplis de motivation et de zèle, et les stewards et hôtesses ne cessent de les servir avec bravoure et sourire. La nourriture est quant à elle bien meilleure que celle d’un Airbus ou d’un Boeing, et presque tout autant gratuite. Bonne lecture !

 

Une finale de Shifumi disputée comme jamais

Un intense coaching qui n’aura pas suffit à Fifi

Un Johan transporté par la foule suite à sa victoire

Des gens qui viennent de loin (Portugal) pour vivre nos camps à Isenfluh

Des craquants très sourires

Les Eicher brothers qui ont encore frappé lors de la finale de badminton

Une Rebecca à fond dans le thème

Un Jesse en inspiration (alias C4C)

Un Psaume en mode rap

Des normes Covid toujours bien respectées

Un Psaume musical

Un Psaume tout en danse

La troupe de la cité qui a enflammé l’audience

Une fin tout en communion fraternelle

Quoi de mieux pour récupérer qu’une heure de plus de sommeil le matin ? ou qu’un cross-frite stretching ? ou encore qu’un brunch plus que copieux ? Ou mieux encore, si l’on n’avait même pas à choisir entre les trois ? De plus, Jean nous prépara un “tournoi tranquille”, avec au menu du Mölkky, du “foot mains liées”, un Lucky Luke, parcours du combattant et hockey. La proclamation des résultats provoqua même une bataille d’eau générale, où chacun put régler ses comptes dans la joie et la bonne humeur. Après un efficace séchage, Dan nous partagea une pensée sur le Psaume 51 avec notamment les choses qui ne sont pas réglées dans notre vie, et l’importance d’y remédier. La journée se conclut par le film “Avez-vous la foi ?” qui menait à la réflexion de “que fais-je de cette vie que Dieu m’accorde ?”

 

Une équipe cuisine dont personne ne rivalise ni pour leur talent culinaire, ni pour leur sourire

Un Dominique conquis par le concept du brunch

Foi et sport sont-ils compatibles ?

Un fin lancer de notre ami Stéphane

Quelques informations sur le “Lucky Luke”

Un intense parcours du combattant

Un cri de guerre à faire trembler l’adversaire

Un Jean qui harangue les foules

Comme vous le sentiez arriver, il fut bel et bien là. Pour rappel, ce bivouac devait initialement avoir lieu quelques jours plus tôt, mais a été reporté pour cause d’humidité. Et pourtant, le ciel du début du jour 7 ne semblait pas mettre en confiance les campeurs. La météo ne se trompait pourtant pas, et le camp parti, tel un seul homme sous un soleil brillant, à la conquête du Saustal. Après respectivement 502 mètres de montée et 1 mètre de descente, le camp posa le campement et dressa, tel des champignons, des tentes plus belles les unes que les autres, tant les “gothard”, les “Toblerone” que les “Berlinoise” . Après plusieurs comptages des campeurs, nous dûmes nous rendre à l’évidence: il manquait un(e) campeur(se) à l’appel ! Certains membres de la direction partirent alors à sa recherche et c’est avec succès que quelques temps plus tard, le(la) campeur(se) revint, étonnamment bien serein(e). La soirée se poursuivit ainsi, en deux groupes distincts, boys and girls, autour d’un feu accompagné d’un bon cervelas grillé, de quelques crudités et de pommes de terre. Le cake au carambar remporta un franc succès ! Après de beaux partages et confessions, avec quelques marshmallows grillés, la nuit fut fraîche et sombre pour certains, humide et étoilée pour d’autres !

6:00 tapante, la troupe se réveilla gentiment… Le temps de plier tentes et couvertures, avaler le petit déj’ et embarquer le picnic, le groupe chamois se mit rapidement en route pendant que le groupe marmottes finissait gentiment de plier le camp, sous l’oeil vigilant de Laurent notamment. Les chamois escaladèrent avec hâte cette tant convoitée Schwalmere. Le sommet, du haut de ses 2777 mètres, dû s’avouer vaincu peu après midi. Nous saluerons les beaux gestes d’Yvann et Timotheo qui n’hésitèrent pas à redescendre pour décharger les sacs de ceux dont l’oxygène commençait à manquer. Le groupe se sustenta par de succulents cakes salés, puis par une pensée de Fabien sur la joie qui peut nous habiter malgré les circonstances. L’activité phare de ce sommet fut la mythique descente sur les névés, où le style fut très travaillé. Le retour se fit par contournement des Lobhörner et une descente sur le Sulsee (+baignade et pêche), voire même une course jusqu’au chalet. Le groupe marmotte privilégia un moment plus long au Sulsee, et ramenèrent même quelques vairons (Phoxinus phoxinus) au chalet, poissons qui sont désormais entretenus par les plus grands soins. Les mythiques lasagnes mirent du baume au coeur et au ventre des troupes et nous firent oublier nos petits bobos. La soirée se fit en silence, dans un parcours spirituel de différents postes pour réfléchir à sa vie devant Dieu.

 

Un staff confiant pour ce bivouac

Des campeuses encore innocentes face à la nuit rude

Mode d’emploi pour les cervelas

Le modèle Gothard en premier plan, Toblerone au second plan,

 

Des filles qui ont su s’autogérer pour leur feu

Un moment de chant encore en commun…

…tout en instrumental

Un départ serein pour les chamois

Un Saustal dont on ne se lasse jamais

Evaluation de l’état des troupes

Etape intermédiaire

L’assaut final du pierrier

Petit coup marketing d’Isenfluh

Nos si souriants Geiser

Nos dinosaures qui font presque partie du décor

Un Fabien qui a su prendre son envol…

…suivi d’un David qui perdit quelque peu pied…

…bientôt rattrapé par un sûr Sam

Quelques nuages éparses qui eurent raison du paysage à défaut de notre enthousiasme